Le 1er Septembre

𝗛𝗢𝗠𝗠𝗔𝗚𝗘 𝗔̀ 𝗦𝗔𝗜𝗡𝗧 𝗦𝗕𝗝 𝗢𝗦𝗛𝗢𝗙𝗙𝗔
Le 1er, oui le 1er septembre 1985
Comme ce premier ci
C'était justement un dimanche
Un dimanche de moissons
Et la moisson était si grande
Que le grand homme s'élanca tôt en mission
Une mission strictement divine,
Qui devint la porte d'adieu.
Adieu le prophète
Le prophète infatigable à l'oeuvre
À l'oeuvre jusqu'au dernier soupir.
Curieux et surprenant !
Incroyable et surprenant !
Triste et décourageant !
Ah Papa !? Il a fait quoi ? ...
Du véhicule, il ne restait que carrosserie.
Du sang, il y avait de quoi baigner.
Du souffle, certains l'avaient déjà rendu.
De papa, on ne voyait qu'un patient nécessitant d'urgence.
Pourtant on l'attendait
On l'attendait en tenue d'apparat
Apparats de ses fils
Et des fils de ses fils
Qui prochainement ne viendront que pour parer d'auréole multicolore la grande pompe d'hommes en blancs rendant l'ultime hommage à ce prêtre sans égal.
Allons nous rester seulement dans les apparats et les apparences ?
Malheur à moi, regretta le plus jeune.
Tais toi, lui rétorqua l'ancien
Et si on allait enlever les aparats, questionna le cadet.
Les plus avisés se sont rangés dans le sacerdoce
Les plus rusés se sont emparés de la fiole d'huile
Les autres abusés pataugent
Ainsi chacun se consola bon gré mal gré ...
Mais les petits crient et continuent de prier, les fils attendent et continuent d'espérer le relèvement du patriarche et de son arche afin que comme un archer et sa suite, ils bondissent une fois encore en vainqueurs et vainquent leurs ennemis.
Car il est plus qu'un Héros, plus qu'un Roi fort, il est plus que grand, plus que glorieux. Voici il était, il est là et il vient dans sa sainteté ...
Tout oeil le verra
Hommage à Papa Oshoffa !
Tes fils proclament...
Les nations témoignent...
Le frère Guebous Gabriel